Le nouveau composteur industriel de l'arrondissement de Verdun mesure près de cinq mètres de longueur et près de deux mètres de diamètre et il possède la capacité d'engloutir 175 tonnes de déchets organiques par année! Et bon an mal an, ce sont 70 tonnes de compost qui seront créées.
Photo: Courtoisie de l'arrondissement de Verdun
Le composteur en question est au coeur d'un projet pilote auxquels participent, outre l'administration de Verdun, l'hôpital Douglas, un épicier local et le Réseau d'entraide de Verdun. L'expérience à laquelle se livreront ces partenaires durera un an. À compter de mars 2011, l'ensemble des résidents de Verdun (soit un bassin de 65 000 personnes) seront appelés à composter. Ce sont les serres municipales de Verdun qui ont accueilli le nouveau composteur.
Verdun se targue d'être la première administration municipale au Québec à se doter d'un composteur industriel. Sur l'île de Montréal, d'autres groupes comme le Centre de compostage communautaire Tourne-Sol, mènent des expériences pilotes de compostage.
Dans l'arrondissement du Plateau Mont-Royal, par exemple, les occupants de 3 000 logis prennent part depuis décembre 2008 à un projet de compostage. Avec un taux de récupération de 58 %, les participants à ce projet sont tout près de l'objectif de récupération des matières recyclables de 60 % établi par la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles.
En février 2009, la ville de Côte-St-Luc a adopté un règlement qui encadre le compostage de déchets organiques. Les résidents de Côte-St-Luc déposent chaque semaine, dans une poubelle brune, des déchets allant des boîtes de pizza souillées aux résidus de la tonte de pelouse. À noter que le programme instauré à Côte St-Luc est partiellement subventionné par Québec.
Via Radio-Canada




Le compostage centralisé, c’est bien; mais ne faut-il pas également encourager le compostage individuel lorsqu’il est possible?
Le faire chez soi, soi même, avec son propre bac, pour son propre terrain, est-ce que ça n’aurait pas plus d’impact dans la tête des gens, au lieu de continuer à mettre des déchets au chemin dans un autre récipient, qui seront ramassés et envoyés loin de la vue dans un endroit magique qui s’en occupe sans que l’on ait à changer quoi que ce soit dans nos habitudes? Et de retourner acheter des sacs de terre chez Machin Dépôt le jour suivant?
À l’épicerie, des enfants voient des barquettes de viande hachée sans réaliser qu’elle vient d’une bête. Le début de la chaîne alimentaire est aseptisée, packagée, confortable. Et on fini par manger n’importe quoi. Le même phénomène risque-t-il de se produire avec la terre ? On achète des sacs de terre d’origine inconnue, souvent de mauvaise qualité, chez Machin Dépot, au lieu de la laisser se fabriquer d’elle même dans le jardin. Je mettrais ma main au feu qu’une majorité de gens ne savent pas que cet hummus « en spécial » provient de la décomposition des matières organiques, et qu’ils pourraient le fabriquer eux-même en faisant un effort minime.
Tout à fait d’accord Frédéric! Je fais du compost de jardin et du vermicompost chez moi et les enfants des voisins ne savaient même pas que la « terre » est formé à la fois de matière organique et inorganique, et que le compost provient de matière organique, ie, les épluchures de patates, de pomme, etc. Maintenant ils viennent me voir à la maison spécifiquement pour aller jouer avec les verres de terre dans mon composteur!